08.09.2011
Le mot de la rentrée
Le mot de la rentrée
Le temps des vacances est bien fini pour de très nombreuses personnes. Nous avons repris soit le chemin du travail pour certains, celui de l’école pour les plus jeunes ou le train train habituel pour d'autres.
Le club « Les coyotes country dancers » reprend ses activités et les nouvelles danses sont là. Il y a eu beaucoup de demande de nouvelles inscriptions, malheureusement nous dit Marcel notre président, comme dans les écoles de la communauté française, nous sommes obligés de les bloquer étant donné le nombre très élevé de danseurs au sein du club. En jargon aéronautique, nous dirons que nous sommes en « overbooking ». Nous souhaitons toutefois la bienvenue aux quatre nouveaux membres débutants venus intégrer la meute. Comme le rappelle Marcel, la salle n’est pas extensible et les danseurs ont besoin d’espace pour danser. Marcel nous souhaite une bonne année de cours, de danses et d’amusements. Il rappelle les prochaines dates importantes : le souper du club le 22 octobre (les réservations débutent la semaine prochaine) la soirée de Richard le 26 novembre, ainsi que le réveillon très attendu du nouvel an. Soyons nombreux à y participer.
Que s’est-il passé durant ce « bel été ?!?! » sur le plan musical. Beaucoup d’entrevous sont allé chercher le soleil à l’étranger. Des membres du club ont participé et ramené de beaux souvenirs de festivals qui ont eu lieu dans le Sud de la France. Il y a eu le voyage à Disneyland Paris, le festival country à Scheveningen en Hollande.
Et les festivals country en Belgique ? Vous y avez participé ? Quelles sont vos
impressions ? Personnellement, Je les ai trouvés tristes pour ne pas dire la-men-ta-bles. Mais que se passe t-il ? Pourquoi les chapiteaux sont de plus en plus petits ? Pourquoi les salles ne se remplissent plus. Pourquoi retrouvons-nous toujours le ou les mêmes orchestres qui jouent toujours les mêmes vieilles rengaines ? Une fois ça va, deux fois, ça passe!, trois fois zut alors ! Mais pourquoi ces orchestres ne suivent-ils pas le mouvement en mettant leur répertoire à jour? Pourquoi les organisateurs ne se tournent que vers eux ? La raison est que ces orchestres ne coûtent pas cher, ils attirent un public très nombreux qui ne s’attache pas à la qualité du plateau proposé mais bien plus au fait de danser en public. Les festivals seraient-ils en voie de disparition pour laisser la place au disc-jockey ? Pour les amoureux de la country, ceux qui aiment écouter des (nos) orchestres qui ont le mérite de jouer en live une musique variée et de très bon niveau, il fallait se rendre du côté de nos amis flamand où là, on trouve toujours une bonne ambiance, ou encore, il fallait se rendre à l’étranger : la France, la Hollande, qui ne lésinent pas avec la qualité des orchestres.
Rêve ou utopie ?
Je fais le souhait que la Belgique connaisse elle aussi son méga festival, réunissant toutes les parties linguistiques du pays : francophone, néerlandophone et allemande dansant sur des orchestres bien de chez nous mais aussi ceux venant d’autres régions, pays ou continents. Mais comme le soulignait un ami, les festivals ont un coût et ne peuvent exister qu’à condition d’avoir un public, ce qui n’est plus certain et les organisateurs savent qu’ils ne rentreront pas dans leurs frais.
Nostalgie : Il y a un peu plus de 10 ans, il y avait moins de festivals, mais il y avait plus de monde, les danseurs portaient la tenue country : la chemise, ou du moins le t’shirt avec le logo du club que l’on était fier de représenter, le bolo, le chapeau, la ceinture, la boucle, et les bottes bien sûr. Tout ça disparaît au profit des baskets, des t’shirts au logo d’un magasin quelconque. On respectait l’étiquette sur la piste de danses, aujourd’hui les professeurs n’en parlent même plus. On s’excusait lorsqu’on bousculait malencontreusement quelqu’un et la personne bousculée répondait avec le sourire.
Alabama
23:44 Écrit par alabama dans Les Coyotes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Moi aussi Josiane, je suis de plus en plus déçue de la tournure que prend le country en Belgique. Pour moi il n'y a plus de cohésion non seulement entre les différents clubs et leurs danseurs, plus aucun respect sur les pistes de danse chacun fait sa petite choré dans son coin sans respecter la chorégraphie de danses parfois très connues (je me souviens que ma 1ère prof nous avait enseigné en début de cours non seulement l'étiquette, mais aussi que l'on suivait toujours les premiers qui lançaient la chorégrapie lors d'une danse) maintenant je me demande pourquoi on appelle cela la danse en ligne, il n'y en plus et cela devient un vrai massacre. Quand aux festivals quasi inexistants en Belgique, moi qui ai connu Hamoir, Barvaux, Vielsalm etc tous ont disparu ou sont réduits à peau de chagrin. Quand aux orchestres n'en parlons pas, à part quelqu'uns, ils subissent de plus en plus la pression des danseurs et nous donnent l'impression que nous sortons avec nos CD. Beaucoup de danseurs ne savent plus danser sur la musique d'un orchestre ni rechercher la chorégraphie de la danse qui s'adaptera le mieux au morceau exécuté. Nous oublions que c'est à nous les danseurs à suivre l'orchestre et non l'inverse.
Merci pour ce commentaire: Marie-Jeanne | 10.09.2011
Répondre à ce commentaireAujourd'hui, il y a une perte de fréquentation, on y retrouve souvent le(s) mêmes(s) orchestre(s), les mêmes clubs, les mêmes inconditionnels pour ces évènements. Les amoureux de la country music, qui viennent pour la première fois écouter, ne sont pas toujours enclin à revenir, car ils comparent avec ce qu'ils connaîssent des concerts et la country fait souvent office de parent pauvre. Un festival ne peut exister qu'à condition d'avoir un public, plus les moyens seront mis en oeuvre, plus le public sera nombreux. En effet les organisateurs ne feront plus de festivals s'ils savent qu'ils ne rentreront pas dans leurs frais ou alors, vous faîtes un investissement moindre et ne demander que 6 euros d'entrée avec un résultat de moindre qualité (sauf pour les danseurs) et c'est vers cette orientation que les organisateurs se manifesteront parce-que la grande majorité du public ne s'attache pas à la qualité du plateau proposé mais bien plus au fait de danser en public. On pourrait même penser que les festivals country sont en voie de disparition pour laisser la place au disc-jockey, il n'y a qu'un pas à faire.
Vous n'êtes pas non plus sans savoir que les dérives sont de plus en plus nombreuses, et que le mot country est aujourd'hui largement dévié de son origine, où il n'est pas rare, mais très courant d'entendre du Lady Gaga, Michael Jackson, Maradonna, Eros Ramazotti, Lord of the Dance, Shakira, etc. Il est regrettable que la danse ait pris le pas sur la culture" Country américaine".
C'est quoi la country music? C'est quoi la danse country? Aux gens qui utilisent le mot "Country" pour justifier de faire du n'importe quoi, le mot line dance ne justifie sûrement pas de pouvoir utiliser le mot country en y mettant tous les autres genres musicaux et d'aller se trémousser, même en cadence, sur n'importe quel rythme.
Un club de danse country vaut ce que valent ses responsables, s'ils sont country dans l'âme (Up to the roots), pas de problème, les danseurs ne dériveront jamais vers le n'importe quoi, mais s'ils ne sont "country" que parce que c'est la mode, alors ils sont prêts à vendre demain du n'importe quoi !!
Merci pour ce commentaire: CountryFrancismarie | 17.09.2011
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